Bienvenue sur mon blog ! 

avatar Helliott 25 février 201722:49

La Musique à l’image

La composition de musiques pour l’image est toujours très paradoxale car pour ma part, je n’ai que rarement les supports visuels. Il ne me reste du coup que mon imaginaire pour tenter de trouver les bons instruments, les bonnes couleurs et les bons rythmes.

Vous trouverez donc dans l’onglet « DISCOGRAPHIE » plus de 70 titres instrumentaux (pour commencer) à l’écoute, composés entre quelques averses et quelques nuits rassies. En espérant que vous regarderez désormais votre télévision autrement, comme on lit entre les lignes.

Helliott.

avatar Anonyme
avatar helliott 23 juillet 201300:09

Musiciens…

Un musicien se choisit comme un bon vin : il doit avoir de la saveur et doit savoir accompagner les mets avec classe et délicatesse. J’ai donc fait l’œnologue un certain temps, ai laissé parler le feeling et la musique fit opérer le reste. Sans eux, mes chansons n’auraient jamais été ce qu’elles sont devenues. La confiance a été immédiate, et dans les deux sens, il a donc été facile de bosser de manière efficace.

Avant eux, mes chansons couraient culs-nus dans ma tête, et les faire seul devenait frustrant, enfermant, et paralysait le progrès, voire l’inspiration. Bien entendu, j’avais écris des arrangements pour violoncelle, mais pas tous, bien sûr j’avais écumé pleins de sites d’annonces de Zicos, mais pas tous…puis de fil en aiguille, l’équipe s’étoffa, travailla, rit beaucoup, et chacun s’aperçut que l’aventure musicale était aussi une très jolie aventure humaine.

Quand on y réfléchit la recette du bonheur est finalement pas si compliquée : Pour cela laisser des blancs dans la partition de chacun est essentiel. On ne peut pas tout contrôler, les musiciens ne sont pas pour moi de simples soldats qui exécutent une partition déjà écrite : chacun doit mettre de son talent dans le projet, sinon, les portes se claquent et tout le monde rentre chez soi…Puis il ne faut pas perdre de vue que c’est sur cette base là que le lien se crée entre les différents protagonistes sur scène, sur la confiance en l’autre, et sur la manière dont le talent de chacun contribue à la réussite.

Dans ma p’tite vie d’Helliott, ils sont Dadie à la basse, Péo à la batterie, et Nico au violoncelle. Néanmoins, Paris ayant eu raison du dernier, son siège est désormais occupé par Silvia Lenzi.

Je sais aussi que dans ma p’tite vie d’Helliott, en concert, je les regarde beaucoup et les trouve beaux, généreux et talentueux. Ils sont des Sauternes Grands Crus de Ma Musique, merci à eux…

avatar helliott 16 juillet 201300:13

LE 14 JUILLET

Cette chanson est née il y a un an jour pour jour, au cœur de la nuit. Il est vrai que cette date m’a toujours questionné, interloqué, et particulièrement ému. Non pas que je m’extasie devant le défilé de généraux et maréchaux durs comme le roc, mais, je ne sais pas…je n’arrive pas trop à l’expliquer, mais ce jour à ce côté populaire que j’aime bien, le côté « rassemblement » peut-être, les feux d’artifices, les bals des pompiers.

Inéluctablement, je ne pouvais faire une chanson sur le 14 juillet sans mettre de 3 temps à l’intérieur, et sans mettre de piano…par conséquent, je n’avais aucune idée de la ligne mélodique que pouvait jouer le violoncelle. Puis, Nico DUGUET, son talent et sa sensibilité ont fait le reste.

Concernant le texte, j’ai voulu faire ressortir le côté triste de cette fête enjouée. j’ai toujours besoin de mettre du paradoxe partout, toujours besoin de me sentir comme un funambule en équilibre sur les sentiments.

La scène de cette chanson se passe à la sortie de la guerre et c’est la première Fête Nationale sous la France Libre. Alors on festoie, on chante, on tourbillonne, et on pleure un peu parce qu’on est ensemble, heureux et contents.

Mais, plus le temps passe, plus j’ai l’impression qu’avoir écrit une chanson sur le 14 juillet ne me suffit plus ! je rêve d’une version symphonique, avec une ouverture à la Offenbach. Peut-être que cela n’aboutira jamais, mais je pense que rien que quand je l’aurai écrit, je me sentirai soulagé.

Je vous souhaite en attendant un joli 14 juillet, et de belles danses.

Je vous embrasse.

Helliott

avatar helliott 27 juin 201310:02

MUSIQUE QUAND TU NOUS TIENS

Dans ma vie, je me suis pris de vraies claques musicales : RENAUD, CALI, PROKOFIEV, GAINSBOURG, PIAF et l’album « En passant » de Goldman sur lequel je reviendrai plus tard. Ce sont tous ces artistes qui ont fait ce que ma plume est devenue aujourd’hui, que se soit sur la manière dont j’ai envie de faire frissonner les gens, que sur celle de jouer avec les mots. Ces artistes là ne m’ont jamais quitté et continuent de trainer tout au fond de ma guitare ou sur ma platine vinyle les dimanches après la pluie.

J’aime les artistes insolents, les écrivains abrupts, les mélodies cinglantes et tonitruantes. La platitude artistique m’ennuie : je préfère Hugo à Stendhal, Prokofiev à Chopin…

Je suis depuis tout petit un boulimique de sons en tout genre, des plus classiques aux plus expérimentaux, mais à force de trop découvrir, on s’aperçoit souvent de l’ignorance dans laquelle on se trouve, et surtout comment on a fait pour passer à côté de telle ou telle œuvre durant autant d’années.

En 1997, j’ai découvert « En Passant » De Goldman, et je crois que c’est vraiment l’album qui ne m’a jamais jamais quitté. Je le trimballe dans ma vie comme un môme promène son doudou. J’en connais chaque note, chaque mot, chaque instrument…Je n’arrive pas encore aujourd’hui à expliquer un tel engouement pour cet opus là, je sais que les photos de Gassian y sont pour quelque chose, mais nous ne sommes pas censés aimer un album de musique pour les photos qui s’y trouvent à l’intérieur. Alors on fait des passerelles entre les sons et les images, on les réécoute encore et encore, et on finit toujours par y découvrir de nouvelles couleurs, ou un phrasé que l’on ne connaissait pas encore.

Puis en 2002, je découvre CALI et son « Amour Parfait », et ses mots sonnent comme une évidence. Je trouve peu à peu ma voie, Cali m’amène à Miossec, qui m’amène à Fersen et à d’autres encore. Mais il est dur de faire ses propres recettes quand on a des influences aussi fortes, alors on prend sur soi, on s’inspire de sa vie et de celles des autres pour tenter de ne pas servir du réchauffé aux spectateurs qui se mettent à table sur nos chansons. Alors on fait toujours de notre mieux, pour tenter de vous plaire…irrémédiablement.

Je vous embrasse.

Helliott

avatar helliott 20 juin 201300:15

L’INSPIRATION DES FOIS

J’ai toujours eu avec l’inspiration un rapport particulièrement ambigu. J’ai commencé à écrire très tôt, vers 12 ans, et je trimballe donc dans mes bagages 20 ans de textes, de poèmes, de chansons, de notes en tout genre que j’entasse dans des carnets. Seul ont subsisté ceux datant d’à partir de 1998…Je jugeais les autres trop naïfs, trop emprunts de l’innocence de l’enfance.

Je relis parfois mes écrits de post-ado et ses chansons qui ont à mon goût mal vieilli, et qui de ce fait, ne méritent aucune attention particulière. Depuis, ma plume s’est affinée, et même si les mots apparaissent parfois comme étant à fleurs de pot, les tempêtes des rencontres, des accords contradictoires ont modelé ma manière de voir les choses.

Néanmoins le seul vestige que j’ai gardé dans ma manière d’écrire est la rapidité. Les accouchements longs et douloureux me fatiguent beaucoup, et les textes de chansons mettent maximum 48H à voir le jour, généralement sans aucune retouche. Cependant, l’angoisse de la page blanche se fait régulièrement ressentir, cette sensation que le sol se dérobe sous les pieds, cette sensation de désert absolu à traverser à pieds, ce sentiment d’échec aussi…parfois.

Je ne parle de ça à personne, c’est un sentiment relevant trop de l’intime pour être jeté sur la place publique…L’inspiration et la manière dont elle se répercute sur l’âme est un peu le sujet tabou de celui qui crée, la chose sacrée à laquelle on ne touche jamais, et parce que nous, artistes, nous trouvons certainement un malin plaisir à la cultiver.

Ce que je peux cependant en dire, c’est qu’elle donne des frissons fous, une ivresse infinie, et une autosatisfaction incroyable une fois qu’une chanson est enfin terminée, définitivement scellée dans du marbre. On se sent à la fois plein et vide, tout puissant et énormément affaibli. Puis on se retrouve un jour face au public et on présente notre nouveau bébé aux spectateurs, avec les craintes les plus folles et cette impression de se retrouver nu à chaque mesure.

Les gens n’imaginent jamais le contexte dans lequel tel ou tel texte a été écrit : était-ce un matin, une nuit ? L’été, l’hiver ? Le public n’y fait généralement pas attention et ne se concentre que sur ce que ses yeux et ses oreilles l’amènent à découvrir. Il se fout des nuits blanches à renverser des accords de valses, des vers vides ou des contradictions syntaxiques.

Je crois que ce qui fait la magie de ces métiers, c’est ce joli mélange du avant-pendant-après, où lorsque certains refrains sont entonnés par le public, nul ne sait qu’ils ont été pensés dans un train, une rue, ou après avoir croisé le plus joli regard du monde…C’était tout.

Je vous embrasse.

Helliott

avatar helliott 10 juin 201323:49

CHANSON : Quand tu me glisses entre les doigts

L’histoire de cette chanson est un peu particulière. Le texte de la version actuelle est né en juillet 2007, la structure musicale, elle, est beaucoup plus ancienne et a vu le jour en 2002. A l’époque, la ligne mélodique n’était pas du tout celle-ci, et le thème traitait de la paternité. Puis un jour, les notes de l’introduction se sont mises à tourner en boucle et cela ne s’est jamais arrêté…jusqu’à ce que le texte soit fini.

J’aimais bien le paradoxe du titre : « Quand tu me glisses entre les doigts », que j’ai choisi en clin d’œil au célèbre « Je t’aime moi non plus » de Serge Gainsbourg, qui est pour moi l’une des plus belles réussites du répertoire français. J’ai de plus voulu pousser le paradoxe jusque dans la couleur musicale, qui devait trancher nettement avec le texte. Ça rend du coup la totalité de la chanson assez sarcastique ; Une manière disons de voir le verre à moitié plein dans une rupture ou dans un jeu de séduction voué à l’échec. On retrouve un peu ça dans « Effroyables jardins » de Becker, où l’on peut voir le célèbre « Y’a d’la joie » de Trenet, chantonné par un Villeret triste comme un menhir. Dans ma vie de manière générale, je me nourris de tous les paradoxes que l’être humain et ses différentes situations proposent.

Les musiciens et moi aimons énormément ce titre. Il nous tarde toujours la fin du concert car c’est généralement ce titre qui finit le set. On en profite alors pour échanger les derniers moments de complicité avec le public : ça chante, ça frappe dans les mains. Puis on se regarde tous les 4, on sourit et on est ému. Dans nos yeux l’envie que l’aventure se poursuive encore et encore.

La musique Live à ceci de joli, enfin, je crois…

Je vous embrasse.

Helliott

avatar helliott 9 juin 201322:46

Depuis 10 ans, j’ai amassé de nombreux carnets de route. A l’intérieur y figurent des anecdotes concernant l’écriture de certaines chansons, coups de coeurs artistiques, rencontres, impressions d’avant et après concert(s)…J’avais donc envie de vous en livrer une partie, chaque lundi, comme des confidences lâchées du bout des lèvres.

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à les lire que moi j’ai eu à les écrire.

Je vous embrasse.

HELLIOTT

Share

Laisser une réponse

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.