Texte et musique : Helliott

Je dresse le bilan tragique
De mes frissons un peu perdus
Entre tes regards maléfiques
Ton coeur est passé aux aveux
Il y a très peu de nuits magiques
Qui font autant pleurer les yeux
L’équivalent du Pacifique
Heureusement je nage un peu

Je dresse le bilan amer
De ton sourire sans étincelles
Qui m’a mené au cimetière
Je savais pas qu’ t’étais de celles
Qui croquent les hommes comme des fruits mûrs
J’ suis tombé de mon arbre en vain
Ce genre de chutes qui rassurent
Mais qui ont le goût du venin

Je crois que je suis mort
Ma Douce
Et que dans ma vie
Plus aucune fleur ne pousse
Ma Douce
Et oui
Tu m’as tué ce matin
Tu m’as tué ce matin

Et tu ne te soucies de rien
Depuis qu’ t’as englouti mon corps
J’en crève de toi, comme un vaurien
L’aurore m’a foutu dehors
Mais à l’abri de tes mots sombres
Qui prennent tes jambes à mon cou
Mes larmes ne laissent jamais d’ombres
Dans la vie des femmes, et surtout
Tu ne veux aucune trace
De moi ma petite Apolline
L’Amour est parfois dégueulasse
Mais pas les fleurs de tes collines
J’ai dû en oublier des tendres
Cachées derrière tes champs de mine
Qui te ressemblent à s’y méprendre
Même les anges sont unanimes

Je crois que je suis mort
Ma Douce
Et que dans ma vie
Plus aucune fleur ne pousse
Ma Douce
Et oui
Tu m’as tué ce matin
Tu m’as tué ce matin
Tu m’as tué ce matin

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